Vacarme 62

hiver 2013

Vacarme 62

numéro épuisé

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Cahier

Quelques remarques sur la littérature américaine

par

« Un grand roman américain ! » / TELERAMA
« Une histoire bouleversante, qui rejoint la grande Histoire » / LE NOUVEL OBSERVATEUR
« Sexe, pouvoir, argent. Toute l’Amérique en 500 pages » / LES INROCKUPTIBLES
« Des personnages criants de vérité » / ELLE
« On en a pour son argent » / LE POINT
Un roman américain est un roman qui parle de l’Amérique. Cette remarque, c’est vrai, frôle la tautologie, mais il est troublant de constater que si on remplace Amérique par France, alors ça ne marche pas du tout : un (...) Lire 

Collectif de film

par

« Nous voulons faire des films déconcertants, qui ébranlent les hypothèses, qui n’enjolivent rien, mais nourrissent l’espoir (sans doute insensé) d’exploser au visage comme des grenades ou d’ouvrir l’imagination comme un bon ouvre-boîte. »
Robert Kramer
Pourquoi faire un film collectif ? Il est entendu qu’un cinéaste obéit à ses désirs et à ses obsessions, mais à quels sentiments et quels besoins répond un groupe de personnes lorsqu’elles mettent en commun leur travail et leur savoir pour faire un film (...) Lire 

DocLisboa

par

1
Deux paysannes perdues en forêt. Elles parlent galicien et cherchent la sortie. L’une propose d’emprunter ce sentier, l’autre refuse, prétend qu’elles y sont déjà passées. Comment peux-tu en être si sûre, rétorque la première ? Il suffit de se fier aux arbres, répond la seconde. Mais tous les arbres se ressemblent, peu importe leur espèce : un arbre est un arbre. « Les femmes comme toi ne voient que les différences, les nuances. Des choses insignifiantes qui n’ont pas d’importance. Il faut voir le monde (...) Lire 

Ombres doubles

Troisième série extraite du fonds de Véra Cardot et Pierre Joly, photographes d’architecture [1]. Ces images peuvent valoir comme signature : les silhouettes, prises entre les parois vitrées d’un bâtiment, sont sans doute les portraits de l’un par l’autre. Ce n’est pourtant pas l’ombre de l’auteur qui s’imprime par-dessus le portrait flou, mais celle du sujet qui se redouble, comme si l’horizon esthétique était celui de l’absorption du regard par les (...) Lire 

À l’hôtel des Africains

par

Dans une ville où le laisser-aller et le laisser-faire sont devenus la règle générale pour les immigrés, tout semble reposer sur le travail des bénévoles et des avocats. Lire 

Portraits joués

par

Ces portraits ont été réalisés à la cité scolaire Jean Jaurès de Montreuil. Quatre ans durant, de 2008 à 2010, Gilles Raynaldy a documenté de la cité les murs, les espaces, les arbres, et les êtres. Au commencement de la série, des candidats à l’oral du bac 2009‑2011, c’est-à-dire des enfants déjà sortis de l’enfance en passe d’être initiés par un grand rite national. Leurs yeux baissés. Des portraits qui font voir l’attente. Des portraits qui font voir la concentration. Mais ces portraits sont aussi une suite (...) Lire 

Éloge des dettes

par

Aux chapitres III et IV du Tiers Livre de Rabelais, Panurge, à qui Pantagruel reproche d’avoir mangé son blé en herbe, se lance dans un éloge des dettes. Alors que la politique européenne impose à tous une austérité délétère, il est temps de relire ce texte, souvent répertorié comme un morceau de bravoure ; mais l’éloge paradoxal, qui valorise un objet apparemment indigne, est surtout l’occasion de remettre, comme dit Bataille, « l’économie à la mesure de l’univers », d’en appeler à la vie contre une (...) Lire 

Et si nous n’étions pas morts ?

par

La nécessité de la critique — Pourtant il l’a dit, Carax, ce qu’il espérait de la critique. Il l’a même résumé dans une formule simple et efficace : « Je voudrais que l’on s’intéresse moins au nombre des entrées qu’à comment les gens sortent des films ». Pour le reste, il est tout aussi clair, affirmant que : « Parler aux journalistes, ce n’est ni payant, ni payé ». [1]
Comment ne parler que de soi — Les articles qui lui sont consacrés, et dieu sait que Carax a « fait couler beaucoup d’encre », sont (...) Lire 

La permanence du yiddish

par

Lorsqu’on m’a proposé de participer à un colloque sur la « permanence du yiddish », je me suis tout simplement, en bonne universitaire, tournée vers mon dictionnaire. La définition de la notion de permanence que j’y ai trouvée est la suivante : « caractère de ce qui est durable », de « ce qui dure, demeure, sans discontinuer ni changer ». Est-ce là le cas des langues ? Des cultures ? Les langues et les cultures « qui durent, qui demeurent, sans discontinuer ni changer », deviennent vite des langues et des (...) Lire 

La folie, de près et de loin

par

Au troisième chapitre de L’Origine des manières de table, Lévi-Strauss raconte un très beau mythe amérindien, aux multiples et singulières versions, celui du voyage en pirogue de la lune et du soleil. C’est un voyage périlleux, entre monde pourri, si l’on se rap-proche trop de la lune, et monde brûlé, si l’on se rapproche trop du soleil, entre silence et vacarme, entre trop près et trop loin. De ce mythe, il tire en partie la splendide morale amérindienne qu’il énonce en conclusion de ce même volume III (...) Lire 

Cahier
Vacarme 62

Vacarme 62 / hiver 2013

Rédaction en chef Joseph Confavreux, Caroline Izambert & Xavier de La Porte

Parution le 14 janvier 2013 Édition Vacarme

Pages 256 ISBN 9782350960630

Diffusion en librairies Difpop

Diffusion numérique Cairn

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