Vacarme 68

été 2014

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Cahier

« Le retour était un mythe forgé pour inciter au départ » écrit Andrew Zawacki et Hanns Zichler rencontre Oskar Huth dans « Mes traîneries monstres »
et puis : Laura Mulvey, Stalingrad Lovers, Emmanuel Burdeau sur The Detective
Enfin : « Mon dieu, arrêtez-vous, laissez-moi médicamenter cette affaire » ou le Western derrière la prescription de la ritaline, et bien sûr le test : « quelle honte êtes-vous ? ».

Avez-vous pris votre comprimé ?

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Un mercredi du mois de novembre 2012, à 17h30, dans Bellevue, banlieue huppée de Seattle dans l’État de Washington, nous sortons, mon ex-mari et moi, de notre première consultation avec le pédopsychiatre recommandé par de nombreux médecins de la région. Le diagnostic est posé après vingt-cinq minutes d’entretien dont quinze passées seules avec notre fils : notre enfant est dépressif. On ressort avec un papier en main : 10 mg de Prozac par jour, tous les jours, ordonnance renouvelable. Que notre fils ait (...) Lire 

des vies devenues visibles

par

Stalingrad Lovers est le fruit de sept années de travail. Peut-on revenir pour commencer sur son origine ?
Au départ de ce projet, deux faits divers m’avaient marquée. Vers 2001, un jeune homme est mort de froid, Gare de Lyon, et a été enterré à la fosse commune, au Carré des Anonymes. Tout et n’importe quoi avait été dit sur son compte : qu’il était un parrain de Stalingrad, un trafiquant… Je suis allée voir les gens dans les associations de prévention, et j’ai recueilli plusieurs récits, vrais ou (...) Lire 

Mascarade

par

1 Le retour était un mythe forgé pour inciter au départ — nous n’y croyions pas, aquiline et brindille, mais avancions malgré tout. Négociant le vif d’hiver et ce qui lui restait de carreau, éreintés par les câbles électriques et les granges abattues par la pluie, nous cantonnant dans ces endroits où le soleil venait réorganiser son assaut : nuages boursouflés et rassemblement d’oies, vocalisant leur exode, montagnes qui semblaient changer de position, ruptures sur ces routes que les équipes feignaient (...) Lire 

The Look, regard féministe sur le cinéma

Prenons comme point de départ Paris, une ville où vous venez souvent, pour des interventions, des conférences. Quand êtes-vous venue à Paris pour la première fois ? Votre cinéphilie est très liée à cette ville, mais pas seulement : la politique et la vie intellectuelle parisiennes vous ont beaucoup marquée, n’est-ce pas ?
Voilà une merveilleuse entrée en matière. Ma première visite à Paris, ça devait être pendant l’été 1956, lorsque j’ai fait mon premier échange avec une jeune fille qui venait d’un petit (...) Lire 

« Mes traîneries monstres »

par

Cours, file et pose-toi à la nuit douce propice au camouflage quand toi, nous, tous, sommes tout autres quand la casquette et la grimace coiffent les rêves d’aneth vert et de gnôle blanche de conférences en organologie d’étoiles doublement ROLF HAUFS
À la fin des années 1970, à l’« Ablette », petit bistrot de Charlottenburg, je voyais parfois un monsieur vêtu avec une correction remarquable, nœud papillon et plis au pantalon ; le soin désinvolte de sa mise ignorait distinctively le débraillé ambiant (...) Lire 

Cahier
Vacarme 68

Vacarme 68 / été 2014

Rédaction en chef Zoé Carle, Laurence Duchêne, Marion Lary & Adèle Ponticelli

Parution le 21 juin 2014 Édition Vacarme

Pages 256 ISBN 9782350960906

Diffusion en librairies Difpop

Diffusion numérique Cairn

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