le Resome : une mobilisation par les écoles

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le Resome : une mobilisation par les écoles

Depuis 2015, des universités ouvrent des cours pour les migrant.es et exilé.es. Ces différentes initiatives se regroupent dans un collectif, Resome, le Réseau études supérieures et orientation des migrant·es et des exilé·es (Resome). Ouvrir son espace de travail, donner de son temps ou de son savoir, c’est tout à la fois répondre à un besoin, réfléchir sur sa propre pratique de l’accueil sans esquiver ses contradictions, et interpeler l’État en revendiquant une éducation pour tou.tes

L’accueil de merde des exilé·es en France passe par la répression, l’appauvrissement, et l’invisibilisation. Nous tentons d’enrayer ces logiques par l’investissement des lieux de formation pour activer le droit à l’éducation et à la langue.

En septembre 2015, à la suite d’un long été de lutte et de solidarité avec les exilé·es, des initiatives voient le jour à Paris dans quelques écoles et universités sous l’impulsion de collectifs émergents. Début 2016, plusieurs programmes se réunissent et se structurent collectivement. Le Réseau études supérieures et orientation des migrant·es et des exilé·es (Resome) inscrit alors les principes de son fonctionnement et de ses missions dans sa charte : il s’agit d’un « collectif constitué d’étudiant·es, de professeur·es, de personnes solidaires, d’associations et de groupes informels, qui œuvrent aux côtés des réfugié·es et migrant·es pour favoriser l’accès à l’enseignement supérieur et faciliter l’orientation de tous les étudiant·es exilé·es, ainsi que l’apprentissage du français pour tous et toutes ».

Le Resome a pour but des activités de coordination, de mobilisation et de plaidoyer. Les membres des différents collectifs accompagnent des dizaines d’établissements et de collectifs étudiant·es dans la création de nouveaux programmes d’accueil ou de groupes de soutien.

Les collectifs aux fonctionnements très divers font face à des obstacles spécifiques et à des situations particulières. Pour les soutenir nous mettons en œuvre des actions de sensibilisation, de documentation, d’information et de concertation. Deux permanences hebdomadaires informent les personnes en exil sur le droit à la reprise d’études et sur les dispositifs existants.

Il faut ouvrir les portes, à défaut tenter des brèches, trouver un chemin entre la rue et l’université.

agir à partir des écoles

Pendant le mouvement de 2015, l’action est passée de la rue à l’enceinte des établissements d’enseignement supérieur, au nom du droit aux études et à l’apprentissage du français.

Nous avons profité de salles, de profs, d’argent, de la puissance symbolique des lieux investis, en fonction des rapports de force locaux, du soutien ou de l’opposition des directions en place. L’école est un cadre de mobilisation pratique et puissant. Pratique, parce que c’est là que nous avons nos habitudes, nos complicités, percevons les moments et les espaces qui peuvent rassembler. Puissant, parce que toutes les organisations universitaires se ressemblent. S’ancrer en un lieu, c’est ainsi préparer la possibilité de l’expansion en adaptant les stratégies selon les lieux, les interlocuteurs.

L’investissement des institutions d’éducation comme lieux d’organisation permet de dépersonnaliser — ou de moins personnaliser — le transfert de ressources vers les étudiant·es en exil. L’écrasement que peut produire le don est atténué par la mise à disposition d’un lieu appropriable, où chacun·e, quel que soit son statut administratif, peut déambuler, trouver ses coins préférés, tracer ses passages routiniers.

L’ambivalence de l’hospitalité a souvent à voir avec la possession et la maîtrise d’un espace à partir duquel l’invitation est lancée. Or, nous ne faisons pas corps avec l’institution, nous n’y sommes que de passage en tant qu’élèves ou professeur·es. Ce dont il s’agit, dès lors, c’est de rendre ce passage et cette condition accessible aux exilé·es, de prétendre à l’extension d’une position.

la question du sujet politique : qui fait quoi au nom de qui ?

« L’inclusion des premier·ères concerné·es dans le processus de décision, dans la formalisation des revendications, dans les rapports avec les institutions, est une priorité du Resome », dit la charte.

Si des actions politiques communes ont lieu, force est de constater que dans les lieux d’organisation et de décision du Resome, la majorité des personnes sont des étudiant·es blanc·hes [1] à la situation administrative stable.

Dans le souci d’amoindrir le paternalisme humanitaire, les étudiant·es ont fait d’emblée le choix de soutenir les exilé·es en mettant à leur disposition les ressources dont ils·elles sont dépourvu·es.

Dans différents programmes, nous avons mis en place des pratiques pour favoriser des décisions, des actions et des représentations communes : nous ne donnons pas suite aux demandes de la presse si seul·es des blanc·hes doivent parler, nous soutenons toute proposition d’action des exilé·es, rendons clairs les lieux et dates des réunions, organisons des assemblées générales en anglais, auxquelles la plupart des exilé·es participent. Plusieurs actions organisées par les exilé·es ont émergé : un colloque international sur la situation au Soudan, des visites de soutien en centres de rétention, des conférences sur l’Afghanistan, la Syrie, l’Érythrée, la création d’un club de cricket afghan. Les manifs, la traduction et la diffusion de tracts, les permanences d’études sont aussi des occasions d’action commune.

Les étudiant·es exilé·es du Resome disposent, du fait de leurs études passées, d’un capital culturel et militant souvent conséquent. Il·elles sont bien plus conscient·es que les blan·ches des enjeux des politiques migratoires. Nous n’avons jamais eu la prétention de certaines organisations d’extrême-gauche de politiser ou de conscientiser les exilé·es. Par ailleurs, il n’est pas question de plaquer le fantasme d’un sujet révolutionnaire sur des personnes qui ne s’y identifient pas forcément. Nous ne prétendons pas porter leur voix ; nous voulons soutenir leurs actions autonomes des exilé·es, créer des conditions matérielles et humaines propices à l’émergence de la critique, y compris sur notre mode d’organisation.

tensions autour de la reprise d’études en France : une action limitée

Nous avons ouvert une brèche, réussi à imposer à l’agenda politique une problématique, jusque-là délaissée par les institutions et les militant·es. Pourtant, malgré la certitude que les programmes sont utiles et précieux, la reprise d’études n’est pas simple, et peu d’étudiant·es accueilli·es au sein de nos programmes réussissent finalement à reprendre un cursus de leur choix.

Nous prenons en considération la singularité des temporalités de l’expérience migratoire. Notre champ d’action se situe dans le moment particulier de la demande d’asile et sa situation administrative précaire, traversée par l’attente, mais aussi par la réflexion et la volonté la reconstruction, que les études et l’apprentissage de la langue peuvent favoriser.

Comment articuler notre action à une contestation plus globale de systèmes de plus en plus sélectifs et excluants ?

En outre, ces étudiant·es affrontent des difficultés singulières, qui affectent l’investissement qu’exige le système scolaire français. Le renforcement des contrôles, les menaces de déplacements, dispersions et expulsions, fragilisent nos actions communes et les projets d’avenir des étudiant·es. Nous ne pouvons soustraire les migrant·es à ces politiques de tri et d’expulsions. Au volet répressif s’ajoute l’absence d’information et de soutien matériel aux étudiant·e.s exilé·es, que ce soit tout au long de la demande d’asile, dans les divers hébergements institutionnels, dans les centres d’orientation, ou dans les institutions d’enseignement — carences auxquelles nous nous efforçons de remédier, mais dans la mesure de nos maigres moyens.

Une autre limite s’est très vite imposée à notre action : la notion d’« immigration choisie ». Cette expression marque une politique ancrée dans des dispositifs (la carte « compétences et talents ») ; une justification de la répression et du tri des migrant·es (garder les exploitables, chasser les misérables) ; une appréhension des migrant·es comme fardeau (économique, politique, moral [2]) acceptable uniquement si il·elles rapportent plus qu’il·elles ne coûtent. L’action du Resome peut ainsi être récupérée par des ennemis politiques. Nous pouvons certes produire un discours qui condamne le choix de « l’immigration à haut potentiel », mais nous ne pouvons pas plus, à défaut de mobilisations plus vastes.

Nous savons aussi que l’accès aux études, dans tous les pays, est structuré par des dynamiques de reproduction sociale. Ne participons-nous pas nous-mêmes à cette dynamique ? Nous pouvons répondre que nous cherchons à ouvrir l’accès aux études et avons comme objectif politique la création d’un droit à l’éducation. On a vu à propos des droits des femmes ou des noir·es-américain·es, en France et aux États-Unis, de quelle façon l’accès de certain·es membres des communautés en lutte à l’arène universitaire contribuait à la force des mouvements sociaux. Nous espérons que si des personnes opprimées, fussent-elles les plus favorisées parmi les défavorisées, font des études, on verra se renforcer l’accès de tout·es à tous les types de capitaux qui permettent la défense efficace des droits.

Par ailleurs, nous ne pouvons pas faire l’impasse sur la réalité du système universitaire français. Nous avons conscience que nous n’agissons pas en terrain neutre, comme l’a montré Sandro Mezzadra [3] : le système dont les exilé·es sont exclu·es spécifiquement n’est ni neutre ni fonctionnel, il fonctionne d’ores et déjà sur de nombreuses exclusions, hiérarchisations, discriminations dont nous sommes nous-mêmes, étudiant·es blanc·hes, pour la plupart privilégié·es, le produit. Cela vient questionner l’objet de notre lutte. Quels types d’inclusion défendre ? Comment articuler notre action à une contestation plus globale de systèmes de plus en plus sélectifs et excluants ? Nous devons négocier avec le système tel qu’il est tout en continuant à le critiquer et à le penser.

Enfin, les études supérieures englobent un ensemble d’institutions dont la plupart sont sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Rrecherche et de l’innovation. Or, s’en tenir à cette architecture administrative reviendrait à abandonner la critique de l’institution et des personnes principalement responsables de l’appauvrissement des étudiant·es exilé·es : le ministère de l’Intérieur et le président de la République. Mais tout comme l’exprimaient des personnes du monde de la culture dans une tribune récente [4], il faut faire pression le plus possible sur la « main gauche » de l’État et ses organes, afin qu’elle en infléchisse la « main droite ». Ce qui rend crucial mais aussi problématique la question de l’inscription de la lutte dans un espace institutionnel.

composer avec les institutions

Le Resome est un collectif militant et autonome, dont les actions prennent place dans des espaces très institutionnalisés et multiplient les adresses ou les dialogues avec des acteurs institutionnels (rectorat, ministère). Parfois même, face à l’inaction de certains établissements, les militant·es se trouvent contraint·es d’assumer les missions du service public (formation, orientation). Dès lors comment, compte tenu de ces rapports permanents et de cette confusion des rôles, tenir un projet radical ?

Lorsque les gouvernements offrent un accueil fondé sur la répression policière et le racisme, et que les politiques sécuritaires se substituent aux politiques humanistes, les lieux du savoir et de la connaissance doivent plus que jamais se réaffirmer comme des espaces ouverts à tou·tes.

Or certaines universités s’y opposent et empêchent les collectifs d’étudiant·es et de professeur·es d’ouvrir des dispositifs ou de maintenir des programmes dans de bonnes conditions (c’est notamment le cas à Sorbonne Université). Cela se traduit parfois par la coexistence de deux programmes : l’un institutionnel, officiel et sélectif, l’autre porté par un collectif indépendant aux critères d’intégration non restrictifs.

Nous avons fait valoir la dangerosité du terme « réfugié » dans le discours officiel.

Nous revendiquons le droit à la langue et l’accès à l’éducation comme missions de service public.

Nous n’aspirons pas à « gérer » l’accès aux études, nous préférerions disparaître comme collectif, et que l’activation permanente des droits défendus ne repose pas sur la bonne volonté (fut-elle l’expression d’une conviction politique solide) d’une poignée de personnes. En ce sens, nous avons participé à la mise à l’agenda de la question des étudiant·es exilé·es du ministère de l’Enseignement supérieur. Ce processus toujours en cours, comprend deux acquis principaux. Premièrement, la création, depuis septembre 2017, du groupe MENS (« migrant·es dans l’enseignement supérieur ») — qui rassemble, hors tutelle ministérielle, des professeur·es, membres du personnel administratif, et étudiant·es facilitant l’accès des exilé·es aux études. Deuxièmement, nous avons fait valoir la dangerosité de l’usage du terme « réfugié » dans le discours officiel, qui l’emploie dans un sens restrictif (est réfugié·e qui est reconnu·e comme tel·le par l’administration) et non littéral (est réfugié.e qui cherche une protection). Ce choix linguistique est à la fois symbolique, de par les représentations qu’il charrie, et stratégique, de par les possibilités qu’il est susceptible d’ouvrir et de fermer.

Enfin, au nom du refus de ce « partage des tâches que, très souvent, on nous propose — aux individus de s’indigner et de parler ; aux gouvernements de réfléchir et d’agir », comme le disait Foucault [5], nous avons fait un ensemble de critiques et de propositions, fondé sur nos discussions et nos analyses collectives [6].

Quel bilan tirer de ces rapports tendus à l’appareil d’État ? L’offre et l’étendue du service public ont varié historiquement, en fonction des rapports de force. L’hôpital, l’université, la Poste et la SNCF, récemment ravagés, en sont quelques exemples. Dire que l’information, la formation et l’orientation sont des missions de service public relève d’une exigence. Les fondations de grands groupes, les entreprises sociales, et les néo-startupers d’école de commerce s’empressent de s’engouffrer dans la brèche poursuivant d’abord des objectifs de capitalisation économique et symbolique fondés sur la compétition et la publicité et opposés en tout point à une logique de droit et de front commun [7]. La privatisation et la marchandisation de l’accès aux droits fondamentaux ouvrent la porte à la dépolitisation et à la légitimation de la politique migratoire déshumanisante menée par le gouvernement : tri en fonction du statut, validation de la logique d’exploitation des migrations comme « capital endormi » dont on tire les éléments précieux pour mieux se débarrasser des indésirables improductifs. Pourtant, étant donnée la montée en puissance du ministère de l’Intérieur dans l’appareil d’État depuis deux décennies, nous n’attendons rien ou presque de l’État. Quelques avancées, ici ou là, la pérennisation de programmes, l’octroi de bourses, la reconnaissance de compétences et la validation de diplômes, au mieux. Dans l’attente d’un bouleversement institutionnel, peut-être faut-il tenir cette articulation : d’un côté les programmes à ancrer dans les universités et les écoles, garantissant un enseignement de qualité ainsi que son accès à tou·tes ; de l’autre des collectifs d’étudiant·es autogéré·es, à même d’instaurer une politique du commun, et de bouger quand l’occasion se présente.

Le 17 février 2018, des habitant·es solidaires récidivaient sur la façade des Mairies des 18e et 19e arrondissements de Paris, afin de dénoncer les politiques d’accueil de la municipalité.

Photo : Taken By Tom.

entre combat particulier et lutte globale

Des étudiant·es qui s’organisent pour des problèmes d’études, ça sonne pauvre comme programme révolutionnaire. Initialement, nous nous sommes constitué·es, avec nos trajectoires hétéroclites, qui venant d’un syndicat, qui des autonomes, autour d’une situation précise — des personnes qui ne savaient pas comment reprendre des études. L’action du Resome a consisté à tirer les fils de cette situation, à découvrir le vide chaque jour plus béant du non-accueil des exilé·es dans le système éducatif français. Nous ne nous sommes pas posés immédiatement la question des ramifications entre nos actions et les grands axes de l’émancipation. Une chose était claire : la politique xénophobe et sécuritaire des gouvernements successifs et de l’Union Européenne. Nous avons adopté, comme le note Rancière, « le type de militantisme dominant aujourd’hui, celui qui se saisit d’une circonstance spécifique — une forme de domination, un type d’injustice — dans un cadre où les éléments de la situation sont là, bien cernables et où l’on sait pourquoi, pour qui et avec qui on travaille » [8].

Mais pour agir dans cette « circonstance spécifique », nous cependant dû faire le tour des acteurs existants, afin de cerner qui faisait quoi, qui avait quelles possibilités d’actions, etc. Cet examen nous a conduits à faire le lien entre notre action et l’évolution de l’enseignement supérieur.

L’autonomie des universités servait de prétexte à l’immobilisme ministériel ; la réduction des moyens et des postes des conseiller·es d’orientation, ou les préjugés racistes de membres du rectorat qui mobilisaient les mythes de « l’espion chinois » et du « potentiel terroriste » justifiaient l’inaction.

Les liens entre la reprise d’études et d’autres thèmes nous sont apparus d’abord à travers des expériences et des difficultés vécues. C’est par les discours d’ami·es revenant dépité·es de Pôle Emploi que nous avons pris conscience qu’un ensemble institutionnel, des banques à l’OFII, produisait structurellement de la pauvreté et l’encadrait pour faire des exilé·es les subalternes du système de production économique. Ils avaient un bac+5 et le conseiller leur donnait le choix entre un poste de vigile et un emploi d’ouvrier du bâtiment.

Les grands rapports de domination qui structurent notre société se cristallisent à travers des images précises. Des personnes se voient refuser l’ouverture d’un compte bancaire ; nos ami·es souffrent dans des centres d’hébergement isolés et insalubres, en viennent à des idées suicidaires voire passent à l’acte ; le travail social est saigné de toute part ; les écoles et universités sont concentrées dans Paris intra-muros alors que les hébergements des exilé·es sont de plus en plus loin de Paris. Tout cela dans un contexte où les logements vacants à Paris atteignent des sommets à cause de la spéculation immobilière, et que les 10 % les plus riches possèdent toujours plus, en termes de patrimoine et de revenus. Ça file une furieuse envie de taxation, de réquisition, et d’expropriation.

Les évidences et les rancœurs sont là, mais le nombre fait défaut pour des actions victorieuses. Il faudrait pouvoir réquisitionner les immeubles, occuper les banques pour garantir le droit à un compte bancaire, forcer à la démission et à l’amende chaque fois que les opérateurs sociaux, comme Adoma ou Emmaüs, répriment violemment les revendications des exilé·es ; il faut mettre fin à l’humiliation institutionnelle, au contrôle au faciès, au pourrissement des existences, aux atrocités policières. Des membres du rectorat ont déclaré que les exilé·es, ce n’était rien comparé aux recalé·es d’admission Post Bac, potentiellement des milliers de personnes en colère défilant sous leurs fenêtres. On sait ce qu’il reste à faire. En 1852, Frederick Douglass rappelait aux blancs américains en pleine fête nationale que leur nation reposait sur l’esclavage. Il leur jetait une phrase qui convient bien à l’accumulation actuelle de nos rages : « It is not light that we need, but fire » [9].

Post-scriptum

Photo en haut de page : le 16 décembre 2017, des Parisien·nes solidaires des exilé·es ont tagué le mur du secrétariat d’État au Logement. Photo : AFP/Thomas Samson.

Notes

[1La blanchité désigne ici une catégorie sociale liée à l’analyse du racisme comme système d’oppression spécifique.

[2Abdelmalek Sayad, « Coûts » et « profits » de l’immigration [les présupposés politiques d’un débat économique]. In : Actes de la recherche en sciences sociales, Science et actualité, vol. 61, mars 1986, pp. 79-82.

[3Sandro Mezzadra et Brett Neilson, « Frontières et inclusion différentielle », Rue Descartes, vol. 67, no. 1, 2010, pp. 102-108.

[5Michel Foucault, « Face aux gouvernements, les droits de l’homme », Libération, no 967, 30 juin-1er juillet 1984, p. 22. Dits et Écrits, tome IV, texte N° 355.

[6Voir sur notre site : https://www.resome.org/Accueillir-l....

[7Voir par exemple la rhétorique affligeante sur http://wintegreat.org.

[8Jacques Rancière, En quel temps vivons-nous ?, éditions La Fabrique, 2017, p. 39.

[9Frederick Douglass, « What to the Slave is the Fourth of July ? », Selected Speeches and Writings, Chicago Review Press, 1999, pp. 188-206.