l’amalgame est hétérogène et solide

Lorsque surgit un événement insurrectionnel, ceux qui vivaient isolés découvrent une expérience collective où le "haut degré de température historique" (Jean Jaurès) produit une sorte de groupe en fusion. Chaque insurgé s’arrache de son monde vécu, mais le porte en lui comme force d’inertie. C’est pourquoi pour comprendre ce qui se joue, est-il nécessaire de comprendre la culture dans laquelle les insurgés ont baigné. Elle ne présage pas de tout, n’est pas homogène, mais offre ressources et obstacles pour l’émancipation.

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Travail en cours

VIH & Banque mondiale

Les exigences du FMI, imposant la restriction des dépenses publiques dans le but de relancer les économies, ont des conséquences graves sur la propagation des épidémies et l’accès aux traitements, tandis que le monopole des firmes pharmaceutiques est rarement remis en question, occasionnant des dépenses absurdes et parfaitement évitables.

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Actualités

l’amalgame est hétérogène et solide

par Sophie Wahnich

Lorsque surgit un événement insurrectionnel, ceux qui vivaient isolés découvrent une expérience collective où le "haut degré de température historique" (Jean Jaurès) produit une sorte de groupe en fusion. Chaque insurgé s’arrache de son monde vécu, mais le porte en lui comme force d’inertie. C’est pourquoi pour comprendre ce qui se joue, est-il nécessaire de comprendre la culture dans laquelle les insurgés ont baigné. Elle ne présage pas de tout, n’est pas homogène, mais offre ressources et obstacles pour l’émancipation.

Des Gilets jaunes dans Paris

par Anissa MiICHALON

Les manifestations de Gilets jaunes, c’est aussi une autre façon de regarder la ville qui se déploie en dehors des images attendues. L’Acte IV et l’Acte V (journées des 8 et 15 décembre 2018) sont ici photographiés par Anissa Michalon qui a manifesté en photographiant et a photographié en manifestant.

Inévitable clairière aimée

par Laure Vermeersch

Le film de cendres et de braises de Manon Ott à voir ces prochaines semaines en salle est une sorte de défi, précieux, à une question urgente : comment décrire ceux qui sont devant soi, pris dans un espace urbain et intellectuel qui les rend insaisissables ?

Comme une prière : à la mémoire de Zak Kostopoulos

par Dimitris Alexakis

Au début, le jeune homme sur les images n’a pas de nom. Nous le regardons mourir avant de savoir qui il est. C’est n’importe qui. Ce n’est personne. La scène a été capturée par une caméra ou un portable en surplomb, à quelques mètres de la scène, et les images sont de mauvaise qualité.

Pour Michel Butel

par la revue Vacarme

Nous ne saurons jamais si Vacarme serait né s’il n’y avait pas eu auparavant L’Autre Journal de Michel Butel.

À la merci d’un courant violent

par Dimitris Alexakis

Dimitris Alexakis livre une réflexion immédiate sur l’« événement » que devrait constituer selon certains l’accord de l’Eurogroupe sur le sort de la Grèce. À l’aune de l’expérience récente des Athéniens, la suspicion, ou tout du moins, une véritable attention critique semble pourtant de mise. La méditation claire et argumentée ouvre ici à une conclusion glaçante.

Archives

L’IVG, quarante ans après

par Laurence Duchêne, Marie Fontana, Aude Lalande, Adèle Ponticelli, Anaïs VaugeladeLise Wajeman

« Mon corps m’appartient ». Ça veut dire ce n’est pas à toi. Et c’est moi qui décide. Qui rentre, qui sort, qui touche, qui se développe ou pas. Si je veux interrompre une grossesse, mon choix prévaut (le prévôt pas). En France, le slogan était subversif il y a quarante ans. C’était l’individu contre l’autorité. Le père, l’époux, le maire, le juge, le flic, le médecin, le prêtre, le pape… en somme le patriarcat. C’était avant qu’on ait « gagné ».

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