les fractures ouvertes de la gauche : ça se soigne ou pas ?

La gauche est très salement fracturée. Et il nous faut un diagnostic. Idéalement, il nous faudrait aussi une thérapeutique. L’affaire est sérieuse, car un monde sans gauche électorale, ça s’appelle la Chine, l’Inde, la Russie etc. Et un monde où la gauche, ce n’est devenu plus que de l’entre-soi, ça s’appelle le monde entier. Alors, c’est parti, établissons le diagnostic, et avec un peu d’humour : pour ne pas en crever.

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Travail en cours

Le non-sujet de l’antisémitisme à gauche

Les positionnements sur l’antisémitisme varient peu d’une organisation de gauche à l’autre. Au contraire, celles-ci ont souvent en partage un désinvestissement de ce thème perçu comme secondaire voire négligeable, relativement à d’autres formes de racialisation. C’est donc davantage un silence qu’il s’agit d’interroger ici en plaidant pour une critique radicale de l’antisémitisme.

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Actualités

Not in my name

par Valentin Chémery

après Christchurch, contre la rationalisation ambiante et ce qu’elle cache : un réseau d’idées mortifères repeintes d’euphémisme

l’amalgame est hétérogène et solide

par Sophie Wahnich

Lorsque surgit un événement insurrectionnel, ceux qui vivaient isolés découvrent une expérience collective où le "haut degré de température historique" (Jean Jaurès) produit une sorte de groupe en fusion. Chaque insurgé s’arrache de son monde vécu, mais le porte en lui comme force d’inertie. C’est pourquoi pour comprendre ce qui se joue, est-il nécessaire de comprendre la culture dans laquelle les insurgés ont baigné. Elle ne présage pas de tout, n’est pas homogène, mais offre ressources et obstacles pour l’émancipation.

Inévitable clairière aimée

par Laure Vermeersch

Le film de cendres et de braises de Manon Ott à voir ces prochaines semaines en salle est une sorte de défi, précieux, à une question urgente : comment décrire ceux qui sont devant soi, pris dans un espace urbain et intellectuel qui les rend insaisissables ?

Comme une prière : à la mémoire de Zak Kostopoulos

par Dimitris Alexakis

Au début, le jeune homme sur les images n’a pas de nom. Nous le regardons mourir avant de savoir qui il est. C’est n’importe qui. Ce n’est personne. La scène a été capturée par une caméra ou un portable en surplomb, à quelques mètres de la scène, et les images sont de mauvaise qualité.

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