Vacarme 03

été 1997

Vacarme 03

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résister, inventer, produire

un drame musical instantané

par

Voilà plus de vingt ans maintenant qu’un drame musical instantané travaille à transgresser joyeusement les frontières entre l’art et la vie... musique, théâtre, cinéma, littérature, aujourd’hui multimédia : autant de domaines investis, traversés, pillés, revivifiés par la grâce d’agencements inédits. un projet ambitieux pour un champ d’action illimité. une formation atypique, marginale par nature : la marge, n’est-ce pas ce qui relie ?
Un Drame- la vie (en (un) acte)/la fiction. L’Histoire. Le théâtre, sa (...) Lire 

le rêve d’être un lapin

par

« Une fois, ce fut une effraie qui les survola en silence, si bas que les yeux de Noisette croisèrent ses prunelles noires. Mais, soit qu’elle ne fut pas en train de chasser, soit que la proie lui eut paru trop grosse, elle disparut au-dessus des brandes. Il attendit quelques temps sans bouger, mais elle ne revint pas. Une autre fois, Pissenlit rencontra la trace d’une hermine, et tous vinrent le rejoindre en parlant bas, le nez au ras du sol. Mais la voie était déjà ancienne et ils reprirent (...) Lire 

la moindre des choses

par

L‘une des dernières scènes du film de Nicolas Philibert se déroule le 15 août 1996, au moment de la représentation d’Opérettede Witold Gombrowicz. Marie — qui propose chaque année aux habitants de La Borde de participer à la mise en scène d’une pièce de théâtre - adresse quelques mots au public convié à cette occasion, puis elle s’éloigne en lançant : « À tout à l’heure. »
Cette expression, les gens du spectacle l’utilisent souvent avant d’entrer en scène comme une manière d’excuse, comme s’il était réellement (...) Lire 

vive les élections

par

On vous l’a sûrement pas dit à la télé... Déjà, ce mois-ci, elle commence mal, cette chronique, vu que ma télé est en panne et que je ne sais même plus ce qu’on peut bien vous montrer. Mais bon, j’imagine sans peine... Donc, on vous l’a peut-être pas dit à la télé mais il n’y pas que dans notre beau pays des droits de l’homme qu’on vote ces temps-ci.
Iran, Indonésie, Algérie, Slovaquie. Ah bon, ils ont le droit de vote là-bas ? Bon, bien sûr on ne peut pas dire que cela soit des modèles de démocratie. Mais chez (...) Lire 

Un brunch dont vous ne serez pas peu fière

par

Le brunch est au menu d’ordonnance classique ce que la révolution sexuelle fut à la conjugalité hétéro monogame. C’est l’idéal pour inviter quelques vieilles copines des deux sexes au lendemain d’un jour que d’aucuns sont fiers de fêter.
Revoilà donc, un peu partout, la gay pride. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit autant de beaux garçons et de belles filles à la fois, proclamant la confusion des genres sur la voie publique. Homos ou hétérotes, qu’importe, vous et vos amies ne manquez jamais d’aller (...) Lire 

jeu de piste...

par

Aux premiers rayons de soleil sur la ville, il y a ceux qui consultent les guides, s’arrachent les catalogues, organisent un marathon des agences de voyage à la recherche de celle qui offrira (Oh ! Joie, extase et ravissement...) le billet tant rêvé. Et puis il y a ceux (tout aussi nombreux) qui n’achètent pas une méthode d’apprentissage du Grec en trois semaines et demie, simplement parce qu’ils font partie des élus bienheureux qui resteront dans la cité enfin vide.
C’est à eux que ce jeu (...) Lire 

courrier des lecteurs

Chers amis,
L‘idée d’affranchir la réflexion sur le désir de ce que Deleuze appelait le « sale petit secret » (interview au Magazine Littéraire, 1989) peut sembler libératrice et opportune, à condition qu’elle ne cautionne pas un antipsychanalytisme primaire. Tout est affaire de nuances et de souplesse conceptuelle.
J’ai beaucoup aimé l’article de Bernard Morlin parce qu’il assume avec joie une sorte de « pandésirisme » absolu (si j’ose ce néologisme copié de pansexualisme). Mais sa volonté obstinée, (...) Lire 

ne serait-ce qu’un regard...

par

Devoir compter sur ses propres forces, toujours, sa seule imagination. Ignorer la joie que ce doit être d’enrichir ses visions au contact de celles d’un autre, voilà le lot de chaque décideur qui pèse un tant soit peu, de chaque chef d’entreprise. Sa part de désert. Nous sommes entourés pourtant. - Mais y a-t-il un en- thousiasme, une hauteur de vue qui se proposent d’égaler les nôtres ? Quelle pitoyable répartition de la ferveur. En des temps pas si lointains, une vingtaine d’années tout au plus, les (...) Lire 

désirs foutus ?

par

Je hais les dimanches, les voitures blanches et les couples du printemps. Je déteste les voitures blanches. Plus particulièrement les renault 5 et les voitures de société à deux places. Toutes blanches. Que des blanches. Certaines immatriculations je font jaillir.
Je suis assaillie de la vision périphérique et tonitruante de véhicules à moteur. Sortir est une plaie, en chaque endroit susceptible, un dimanche, de t’accueillir en son sein à Paris. Le Soleil, le Charbon, la Flèche d’Or, évitables, (...) Lire 

quand ça fait mal, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie... ?

par

Une fois mise au point la contorsion adéquate, je lui montre fébrilement l’anfractuosité. D’un doigt indécis. Là où je l’imagine être, car le relief enflammé ne permet pas une localisation précise. Mais comme on n’y voit plus rien, il faut bientôt renoncer à ce doigt. Les muscles peuvent au moins se détendre. Toutefois ça ne dure guère. L’espace à nouveau bascule, et, glissant à l’horizontal, un jet de lumière dilate violemment les yeux. Alors, elle se penche et des cheveux frôlent les paupières. Il convient (...) Lire 

désirs de paresse, désirs pour zombies

par

C‘est un trait et une figure d’époque : le zombie, la loque, l’effondré. En très léger mais essentiel décalage avec le « branleur-glandeur » d’antan. Le branleur d’hier voulait... ne rien faire - il y avait là encore une véritable volonté, de véritables désirs de paresser, de buller, de perdre son temps, désirs encore assez affirmatifs pour être joyeux, voire politiques sur le mode de la résistance passive mais révoltée contre l’« époque », le « système », le « capitalisme universel » : « mieux ne rien faire, (...) Lire 

La matière littéraire

par

La Revue de littérature générale (rlg) est un objet dont les maîtres d’œuvre, Olivier Cadiot et Pierre Alferi, ont pris en charge la conception, du début jusqu’à la fabrication, comme des artisans. Quant à la fin, elle ne nous appartient pas, et elle est liée, au moins, aux lecteurs, au plus, à la question de la littérature. Ce que, dans un avenir proche, le n° 3 viendra nous dire.
Si la R.l.g. n’a pas créé un lieu supplémentaire où causer de la littérature, si elle n’a pas non plus de lieu où « recevoir » (...) Lire 

Vacarme 03

Vacarme 03 / été 1997

Rédaction en chef Philippe Mesnard & Mathieu Potte-Bonneville

Parution le 1er juillet 1997 Édition Vacarme

Pages 80 ISBN 9782915547764

Diffusion en librairies Difpop

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